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J’ai à cœur de rendre la Médecine Chinoise accessible au plus grand nombre, ainsi je souhaite partager régulièrement avec vous, via ce site ou ma page Facebook, des conseils en lien avec la saison. Bonne lecture !

La plupart des gens ont tendance à croire que médecine traditionnelle chinoise = acupuncture. Or c’est loin d’être le cas ! L’acupuncture est un des outils de la médecine chinoise, mais il en existe bien d’autres : moxibustion, ventouse, gua sha, tuina, pharmacopée, diététique, qi gong…
La médecine chinoise est plurimillénaire ; elle a su évoluer et s’adapter au fil des siècles, en s’enrichissant de nouveaux outils qui sont aujourd’hui à la disposition du praticien de médecine chinoise. Chacun de ces outils a des propriétés spécifiques mais tous ont le même objectif : rétablir et maintenir une circulation fluide de vos différentes “énergies” dans l’organisme. Car la bonne santé, selon la vision chinoise, se traduit par une circulation harmonieuse du Qi dans l’organisme. Si le Qi n’est produit en quantité suffisante ou s’il circule mal, alors l’organisme est affaibli et maladies et douleurs peuvent survenir.

C’est votre praticien qui décidera quel sont le ou les outils les plus adaptés à votre état du jour, du moment, ainsi qu’à votre âge (pas d’acupuncture chez les enfants par exemple, ou chez les personnes trop faibles).

LA MOXIBUSTION (jiu fa)

Il s’agit d’un de mes outils fétiches. Je reste émerveillée de sa simplicité d’utilisation et de sa puissance. Si je devais n’en garder qu’un, ce serait celui-ci 🙂

COMMENT ?
La technique de moxibustion consiste à apporter de la chaleur sur un point précis ou une zone. Cette chaleur est apportée le plus souvent par la combustion d’une plante, l’armoise (Artemisia vulgaris). Cette plante s’utilise toujours séchée et sous différentes formes : en vrac, sous forme de cônes de tailles différentes ou sous forme de rouleaux.
On distingue 2 techniques : la moxibustion directe, où l’armoise est en contact direct avec la peau ; et la moxibustion indirecte – la plus pratiquée – où l’armoise est tenue à distance de la peau, parfois posée sur un support (gros sel, gingembre, plantes médicinales…), voir même directement sur l’aiguille d’acupuncture.
Cette technique est pratiquée jusqu’à ce que l’on ressente une sensation de chaleur agréable qui se diffuse à l’interne. Cette sensation est très variable d’une personne à une autre et il n’est pas rare de passer plus de 20 min sur un même point.

POURQUOI ?
Les indications de cette technique sont innombrables, tout comme celles de l’acupuncture, et il est impossible d’en fournir une liste exhaustive.
Elle va évidemment réchauffer mais aussi transformer les énergies pathogènes, faire circuler les énergies stagnantes, désobstruer les méridiens, calmer la douleur, nourrir…
Elle peut aussi être utilisée à titre préventif, pour nourrir la vie et prévenir l’apparition des maladies, en particulier via le point Zu San Li / 36E.

En bonus, cette vidéo de Vert nature, fabricant français de moxa, qui explique comment on passe de l’armoise au moxa : https://www.dailymotion.com/video/x3cy4pr

GUA SHA

Gua sha signifie littéralement “faire apparaitre sha par grattage”. C’est peut-être la technique la plus “exotique”, en tout cas la moins connue. Même si elle est depuis peu mise sur le devant de la scène dans le monde de l’esthétique pour ses effets raffermissants et anti-âge.

COMMENT ?
Il s’agit d’une technique propre aux médecines traditionnelles asiatiques qui consiste à frotter, avec une spatule en corne ou en jade, la surface de la peau, là où réside un déséquilibre. Lorsque le traitement est efficace, on peut observer un rougissement cutané caractéristique (et parfois très impressionnant!), connu sous le nom de “sha”.

POURQUOI ?
“Sha” représente à la fois la manifestation éruptive mais aussi l’énergie “perverse” bloquée à l’interne.
Gua sha est utilisé pour traiter de nombreux problèmes de santé aigus et chroniques, aussi variés que rhume, grippe, fièvre, mal de tête, indigestion, vertiges, blessure, douleur articulaire, fibromyalgie… On le pratique aussi de manière courante pour relâcher tensions et douleurs musculaires, soulager la lassitude et la fatigue. On peut enfin recourir à l’action d’effleurement de gua sha sur les points et les méridiens comme méthode d’amélioration de la santé.

Cette technique est vigoureuse et présente de nombreuses contre-indications. Elle nécessite donc que le consultant soit en capacité de recevoir ce type de soin.

LES VENTOUSES (ba guan liao fa)

Cette technique non spécifique de la médecine chinoise est elle aussi remise au goût du jour ces derniers temps, dans le domaine sportif – le fameuse “cupping therapy”.

COMMENT ?
Le traitement par les ventouses consiste à appliquer sur la peau un récipient, le plus souvent en verre mais aussi en bambou, en terre cuite. Par raréfaction de l’air, la ventouse provoque une aspiration locale de la peau.
Il existe plusieurs méthodes de pose de ventouses:
– “ventouse éclair” : poser puis retirer immédiatement la ventouse ; puis la poser de nouveau… ;
– “retenir la ventouse”: laisser la ventouse en place de 5 à 15 min, selon la constitution de la personne;
– “ventouse baladeuse”: après avoir lubrifié la peau, le praticien applique la ventouse et la déplace d’avant en arrière, de droite à gauche jusqu’à rougissement
– “ventouse sur aiguille”: après insertion d’une aiguille d’acupuncture, celle-ci est”couverte” par une ventouse

POURQUOI ?
Cette technique a comme finalité principale de stimuler le libre écoulement des énergies.
On l’utilise pour diminuer les douleurs, traiter les affections rhumatismales, gastro-intestinales ou pulmonaires…

Tout comme le gua sha, cette méthode est vigoureuse et laisse des marques violacées impressionnantes (mais non douloureuses) qui peuvent perdurer plusieurs jours.

QI GONG (la pratique du souffle)

C’est à mon sens l’outil le plus subtil de la médecine chinoise. Je l’utilise très peu au cabinet ; non pas qu’il ne soit pas efficace, mais il demande des années de pratique personnelle avant d’en appréhender les mystères, et je n’en suis pas encore à ce stade…

COMMENT ?
Il s’agit d’un ensemble d’exercices de santé et de soins comprenant des enchaînements de mouvements, des exercices de respirations, des méditations, des auto-massages…
On distingue 2 pratiques de Qi gong :
– le Qi gong « commun » est la forme la plus répandue. Il est réalisé par le consultant lui-même, sur la base de la prescription de son praticien ou bien lors de séances collectives
– le Qi gong « médical » ou « assisté », réalisé par le praticien sur le consultant, et qui demande de la part du praticien une excellente maîtrise de son propre Qi.

POURQUOI ?
C’est une thérapie du corps et de l’esprit permettant de prévenir les déséquilibres sources des maladies, d’améliorer et de conserver la santé.
Les mouvements lents du Qi Gong sont guidés par la pensée et la respiration, ils font circuler l’énergie dans le corps. Le but du Qi gong est d’apprendre à ressentir l’énergie, l’accroître, la libérer si elle est bloquée. Ses domaines d’application sont donc extrêmement vastes !

Pour aller plus loin, maître KE Wen présente quelques postures pour débuter les 20 mouvements essentiels du Qi Gong. Je pourrais écouter sa douce voix pendant des heures ! https://www.youtube.com/watch?v=DQK67MHMHoc

LE TUINA (an mo tui na)

Massage Tui Na Lyon 7Il s’agit du massage thérapeutique chinoise, auquel on peut rattacher des techniques de mobilisation ostéo-articulaires (zheng gu tui na). Il s’agit probablement de la méthode thérapeutique chinoise la plus ancienne et que j’affectionne particulièrement car elle offre une réelle proximité avec le consultant.

COMMENT ?
Le massage tui na diffère des techniques de massage occidentale de part sa vision « énergétique », mais aussi en raison du très grand nombre de types de toucher et de manipulation qu’il requiert. Parmi celles-ci, les plus utilisées sont Tui qui signifie « pousser » et Na « pincer, saisir ».
On retrouve des mouvements de pression, percussion, frottement, vibration, roulement, pincement, étirement… Le choix de la technique se fait en fonction de l’âge et de la constitution du consultant, ainsi que de la zone à manipuler.
Le massage peut se faire avec diverses parties du corps du praticien ( doigt, paume, main, coude, avant-bras) et parfois avec un outil type stylet.
On peut agir ainsi sur un point d’acupuncture, le trajet d’un méridien, un groupe musculaire, une articulation, etc.

POURQUOI ?
Le tui na permet d’agir sur l’ensemble du corps et de ses fonctions, en dénouant les blocages et en harmonisant la circulation du Qi et du Sang. Ainsi les domaines d’utilisation sont immenses !
On peut distinguer 2 catégories de soin :
> Le tui na thérapeutique :
Il vise à corriger un déséquilibre déjà présent. Les techniques peuvent parfois être vigoureuses, mais le sentiment de détente s’installe rapidement. On peut utiliser cette méthode seule ou en association avec de l’acupuncture, du moxa… C’est l’outil de prédilection pour les soins de enfants – xiao er tui na (auquel, pour ma part, j’associe une technique japonaise, le shoni shin)
> Le tui na préventif ou de bien-être :
Le massage Tui Na est aussi un formidable outil de détente et de bien-être. Le praticien peut proposer des protocoles généraux, mais chaque soin est unique et adapté à la personne. Il est aussi possible de proposer des soins préventifs, en particulier pour s’harmoniser avec l’énergie de la saison. Plus d’info ici.

C’est le printemps, et malgré le confinement on voit quand même que les jours rallongent, on entend les oiseaux chanter, on voit les arbres verdir… et les cures “détox” en tout genre pulluler ! Car le printemps semble être la saison du grand ménage, celui de la maison ou de ses viscères 😉.

Quel est l’avis de la médecine chinoise ?

Posez-vous d’abord la question : pourquoi souhaitez-vous faire une cure détox ? Quels sont les bénéfices que vous pensez en tirer ? On me parle souvent de fatigue, difficultés digestives, sentiment de lourdeur, peau terne, mauvaise humeur, mauvais sommeil, etc. On associe cela à un foie encrassé ou des reins qui filtrent mal ou… et on se lance dans un drainage du foie, une cure de jus de citron, d’artichaut… Ces cures peuvent donner des résultats spectaculaires, mais souvent de courte durée, surtout si l’on ne change pas son rythme de vie et ses habitudes alimentaires. Et si elles ne correspondent pas aux besoins de la personne qui les utilise, elles peuvent même être néfastes sur le long terme. Car qu’on le veuille ou non, une cure détox, toute naturelle soit elle, est un acte thérapeutique. Naturel n’est pas synonyme d’inoffensif, ainsi un bilan personnalisé de vos besoins, un diagnostic, est LA première garantie de l’efficacité du traitement.
 
Selon la médecine chinoise, la bonne santé repose sur l’équilibre dynamique et harmonieux de TOUTES nos fonctions organiques. Ainsi, le praticien en médecine chinoise ne cible pas un organe pour le “drainer”, le “purifier”. Il travaille plutôt à remettre en route l’ensemble des fonctions organiques et énergétiques du corps afin que les déchets s’évacuent naturellement (si déchets il y a). On équilibre et tonifie le terrain, sans cibler un organe en particulier. Le praticien en médecine chinoise traite le corps avec une grande subtilité, il a conscience de s’adresser à un équilibre dynamique fragile, duquel dépend le bon fonctionnement de notre corps et de notre esprit. Il cherche donc à éviter à tout prix les chocs dont on ne se remet que lentement et parfois difficilement.
 
Ainsi, en médecine chinoise, nous allons chercher à relancer ou à tempérer ces dynamismes afin de retrouver un équilibre et ce, de manière subtile et personnalisée.

Alors que faire ?

Pour pouvoir se “détoxiquer” correctement, l’organisme doit d’abord posséder la vitalité suffisante ! Certains ont tendance à considérer cela comme acquis, mais c’est pourtant loin de l’être. Car expulser ces “toxines” hors de l’organisme demande une grande dépense d’énergie. Mais surtout, pour éviter qu’elles ne reviennent, il faut en douceur réguler toutes les fonctions organiques, afin que boissons et aliments (ainsi que les émotions) soient assimilés le mieux possible, et que les déchets métaboliques soient correctement éliminés. Ainsi vous l’aurez compris, il n’y a pas de solution miracle et express, retrouver un équilibre demande du temps et d’être à l’écoute de soi pour identifier ce qui convient à chacun.
 
En cabinet, je pourrais vous proposer, en complément de mesures diététiques, diverses techniques de soin pour aider le corps à éliminer les énergies “perverses” (c’est le terme officiel pour “toxines” en médecine chinoise) et relancer les bons dynamismes : gua sha, ventouses, protocole de tuina spécifique à la saison… Mais confinement oblige, voici quelques pistes que vous pouvez expérimenter chez vous.
 
 
    1. Dans un 1er temps, on chouchoute sa Rate* (pivot de la digestion selon la vision chinoise) et cela passe par une alimentation légère et facile à digérer, d’aliments toujours cuits et consommés le plus possible chauds. Car votre bol alimentaire a besoin d’être tiédit pour être digéré, et si les aliments arrivent froid, votre corps va fournir une énergie supplémentaire pour les réchauffer… au détriment de votre tonus global – qui n’a jamais connu le petit coup de barre post-repas ? Cela passe aussi par sortir de table avec l’estomac un peu vide, pour laisser de la place à la fermentation digestive sans ballonnements. Et enfin, ne plus boire d’eau froide pendant le repas, mais terminer son repas par une boisson tiède, afin de ne pas éteindre le feu digestif. Je ne vais pas évoquer cela en détail mais évidemment, pas de grignotage (que ce soit d’aliments ou de boissons, même l’eau) ; et on mange à heure fixe. Une collation le matin et/ou l’après midi n’est pas considérée comme du grignotage, dès lors qu’elle est limité en temps (pas d’aller-retour toutes les 5 min dans vos placards !).

    2. En plus spécifique pour la saison, sachez qu’en médecine traditionnelle chinoise, le printemps est la saison associée au Foie*. Et si l’on veut être en bonne santé, avoir un organisme non “encrassé”, il est indispensable d’accorder son alimentation et son mode de vie aux énergies de chaque saison. Très schématiquement, le Foie, selon la vision chinoise, est le grand “ventilateur” de l’énergie de notre corps, c’est de lui qu’est garant la bonne circulation de l’énergie dans l’organisme. Et si on désire que la montée printanière de l’énergie du Foie s’effectue dans l’harmonie, la légèreté et l’efficacité, il faut que l’énergie du Foie puisse circuler de manière fluide. Voici donc quelques conseils pour cette saison, alimentaires et autres, qui aideront votre corps à s’équilibrer avec la saison :

– Le Foie  n’aime pas la contrainte, la frustration. Pas facile en cette période de confinement, je vous l’accorde ! Mais la détox du cœur et de l’esprit est presque plus importante que celle du corps. Profitons de cette période particulière pour travailler sur nous-même,, essayons de remplacer rigidité et jugement par souplesse et bienveillance. Cela s’appelle “corriger son cœur” et c’est un des axes majeurs de l’hygiène de vie selon la médecine chinoise. Car les émotions sont la principale source des déséquilibres de notre corps. Comment faire? Vous pouvez par exemple avoir tous les soirs une pensée de gratitude pour cette journée passée. Puis réaliser un petit bilan de vos pensées et émotions du jour, et identifier ce que vous souhaitez assouplir. Petit à petit vous serez de plus en plus conscient de ce que vous ressentez au moment où vous ressentez l’émotion

– On peut aussi faire un peu d’exercice matinal : le mouvement draine le Foie. Le matin tôt est le moment idéal. A défaut de pouvoir marcher pour vous rendre au travail, vous pouvez pratiquer quelques étirements, mouvements de qi gong, yoga ou toute autre gymnastique douce avant le petit déjeuner. Cela permet aussi de détendre son corps et ses articulations afin de favoriser le passage des énergies retenues depuis l’hiver dans l’appareil ostéo-ligamentaire. On évite d’entreprendre de gros efforts musculaires sans un échauffement préalable et une progressivité dans la mise en tension.

– On se couche tôt et on se lève tôt pour rester en phase avec l’énergie de la saison et nourrir correctement le Foie. Pas d’écran jusqu’à minuit, ni de grasse mat’ tous les jours !

– Si votre lieu de confinement propose un extérieur, on reste couvert pour se protéger du vent bien présent en cette saison. L’adage “en avril ne te découvre pas d’un fil” est tout à fait d’actualité.

L’alimentation aura pour objectif d’accompagner le mouvement de montée et de sortie de l’énergie hibernante, en évitant que ce mouvement ne devienne excessif, ainsi que de favoriser la libre circulation du Foie et toujours de protéger la Rate. Plus concrètement:
 

> On éviter de trop manger, cela affaiblit la Rate et concentre l’énergie stagnante à l’intérieur. Or qui dit stagnation dit accumulation possible de déchets métaboliques.

> On favorise une alimentation légère et de saison : jeunes pousses, légumes nouveaux, viandes jeunes, poissons, un peu de laitage fermenté type yaourt si beaucoup de vent (et si bien toléré).

> On privilégie 2 à 3 fois par semaine le mode de cuisson sauté à l’huile, dans un wok par exemple : ainsi les légumes sont saisis et croquant en surface, quasi cru à l’intérieur (le dynamisme initié par la cuisson sauté est suffisant pour que les aliments soient correctement assimilés, même si encore un peu crus). Sauté à l’huile ne veut pas dire frit donc on modère la quantité d’huile, et on utilise une huile de bonne qualité.

> Quelle saveur consommer ? La saveur est une notion propre à la médecine chinoise. Ce concept est subtil car la saveur attribuée par la médecine chinoise ne correspond pas systématiquement au goût perçu en bouche. Selon la théorie de Cinq Mouvements, chacune des saveurs correspond à une énergie, à un mouvement, et est associée à un organe sur lequel elle agit plus spécifiquement. Mais le raisonnement est plus complexe qu’il n’y parait et il ne suffit pas par exemple d’utiliser un aliment de nature acide (la saveur du Foie) pour harmoniser les fonctions du Foie. Comme pour le reste de la médecine chinoise, l’association des saveurs est un équilibre subtil et fragile et nécessite de bonnes connaissances en diététique chinoise. Voici les conseils pour la saison:
La saveur acide est associé au printemps et au Foie mais attention : cette saveur est astringente c’est-à-dire qu’elle retient l’énergie, la bloque à l’interne, et elle va donc à l’inverse du mouvement de la saison qui est l’extériorisation de l’énergie concentrée pendant l’hiver. On en a besoin en petite quantité pour nourrir le Foie mais sans excès. Exemple : citron, tomate, fraise, orange…
– On peut en revanche utiliser (là encore en petite quantité, tout est question d’équilibre) la saveur piquante qui va favoriser la mobilisation de l’énergie et le mouvement d’extériorisation. Exemple: poivre, piment, radis, navet cru…
– Et enfin la saveur douce, saveur de la rate qui est LA saveur de nutrition et de tonification par excellence et que donc on peut consommer sans excès à tous les repas (et en toute saison). C’est la saveur des céréales cuites sans ajout de sucre. Elle tonifie l’énergie, relâche l’énergie bloquée. Exemple : riz, lentilles, datte, amande…

Pour conclure

N’oubliez pas que pour qu’un changement de mode de vie soit pérenne, s’installe durablement, la douceur et la patience sont vos meilleurs alliés. Commencez par changer une petite chose sur quelques jours/semaines (par exemple la suppression de l’eau pendant les repas), puis une autre… et vous serez stupéfait des résultats dans quelques mois.
 
Expérimenter, faites des essais et soyez à l’écoute de vos sensations corporelles et de vos émotions. La médecine chinoise est à l’image de votre corps: subtile et en perpétuel changement. La bonne santé est un équilibre dynamique qui évolue au gré des saisons mais aussi de vos humeurs et de votre vitalité du moment.
 
 
 
 
* La vision des organes en médecine chinoise est différente de la vision occidentale. Elle englobe un ensemble de fonctions énergétiques et psychiques. Ainsi quand je parle des organes “chinois”, je met donc une majuscule pour différencier de l’organe physique seul.
Focus coronavirus

Les principaux symptômes sont partis, et restent un peu de fièvre le soir et surtout une immense fatigue qui vous met le moral dans les chaussettes. C’est normal, votre corps a mené un dur combat; le Poumon, grand maître du Qi, a été mis à rude épreuve. Vous avez maintenant besoin de vous régénérer et cela va prendre un peu de temps, généralement 3 à 4 semaines.

Ne négligez pas cette étape. C’est d’elle que dépendra votre forme pour les prochains mois, et vous préparez aussi votre immunité pour l’hiver prochain.

Recommandations générales

    • Pour renforcer en profondeur et durablement votre organisme, il est indispensable de bien vous reposer et de bien manger. Continuez à avoir une alimentation digeste et réconfortante.
    • Encore et toujours, le GRUAU reste d’actualité. Vous pouvez varier les plaisirs en utilisant d’autres céréales que le riz : millet, orge, avoine… Vous pouvez aussi l’agrémenter d’aliments plus variés : miel, noix, raisins secs, baies de goji…
    • Le BOUILLON, de poule ou de légumes est aussi très intéressant car digeste, hydratant et tiède.

Voici quelques propositions de recettes qui vont vous régénérer en douceur mais durablement. Variez-les ! Si vous êtes trop faibles pour les préparer, demander autour de vous. En ce moment l’entraide est une valeur très répandue

Nota : les ingrédients « chinois » mentionnés dans les recettes peuvent se trouver facilement en épicerie asiatique, parfois en épicerie bio. Si vous n’avez pas sous la main, adaptez avec ce que vous trouvez chez vous.

BOUILLON DE POULE – c’est LE remède phare des convalescences !
– (étape de rinçage optionnelle) Mettre un poulet entier dans une grande cocotte, ajouter environ 2L d’eau, porter à ébullition et laisser bouillir pendant 5 minutes. Écumer régulièrement. Puis sortir le poulet de la cocotte. Jeter l’eau de cuisson et laver la cocotte pour enlever les impuretés.
– Remplir la cocotte d’1,5L d’eau, porter à ébullition puis, quand l’eau est assez chaude, mettre le poulet et les aromates – ceux proposés ici ou ceux que vous avez sous la main (l’important dans cette recette est leN poulet) : 20g de gingembre avec la peau, 3 ciboules, 1 badiane, 5g de poivre du Sichuan, 50mL de vin de Shaoxing (ou du vin jaune du Jura ou du xéres)
– Laisser frémir pendant 1h30 à 2 h.
– A mi-cuisson, quand la chair du poulet est tendre, enlever la chair* et remettre les os à cuire dans le bouillon.
– 30 minutes avant la fin de la cuisson, ajouter le sel, mélanger et poursuivre la cuisson.
– Laisser refroidir un peu le bouillon, et le filtrer avec une passoire.
– A conserver au frigo et à boire tiède 2 à 3 fois par jour

* Avec la chair, vous pouvez faire une petite salade de poulet tiède avec un peu de sauce soja, quelques gouttes d’huile de sésame, de la ciboule émincée et du gingembre haché.

GRUAU AU BOUILLON DE POULE
– Faire bouillir le poulet dans de l’eau jusqu’à ce que la peau se détache
– Récupérer le bouillon et préparer un gruau de riz (compléter avec de l’eau si pas assez de bouillon)
– A manger matin et soir

LAIT AUX NOIX ET AU RIZ
– Laver 50g de riz, le faire tremper 1h dans de l’eau, l’égoutter et le sécher
– Faire sauter 40g de noix et les concasser avec 20g de noix
– Mélanger le riz et les noix avec 1L de lait de vache et réduire en purée
– Dans une casserole, porter de l’eau à ébullition puis intégrer lentement le mélange lait-riz-noix. Bien mélanger et porter de nouveau à ébullition
– Prendre matin et soir pendant 3 à 4 semaines

SOUPE DE CAROTTES ET DE JUJUBES
– Mettre dans une casserole 150g de carottes et 15g de jujubes rouges avec l’équivalent de 2 bols d’eau.
– Faire cuire jusqu’à ce qu’il reste environ 1 bol de liquide.
– Boire le tout en 3 fois dans la journée, et recommencer pendant 3 à 5 jours

SOUPE PORC – CHAMPIGNONS
– Émincer 100g de champignons frais en lanières et 100g de porc maigre.
– Faire sauter la viande dans de l’huile jusqu’à ce qu’elle blanchisse.
– Saler, ajouter les champignons et de l’eau
– Cuire à feu modéré

RAGOUT DE PATATE DOUCE AU MIEL
– Faire frire 500g de patates douces.
– Une fois cuites, préparer une sorte de caramel avec 300mL d’eau, et 50g de sucre yi tang ou de maltose.
– Ajouter les patates douces, 100g de miel et 100g de jujubes rouges dénoyautées et laisser mijotez 5 min

BOUILLIE DE FARINE DE MILLET
– Mélanger 250g de farine de millet, 60g de sésame noir, 10g de sésame blanc, 3 gouttes d’huile de sésame, ½ cuillère à café de bicarbonate de sodium et 1 cuillère à café de poudre de gingembre dans l’eau et faire cuire jusqu’à l’obtention d’une bouillie.
– Manger en plusieurs fois dans la journée.

Les huiles essentielles ne font pas partie de la tradition médicale chinoise, mais de nombreuses recherches ont lieu en ce moment, en Chine ou eu Europe, pour étudier l’apport de celles-ci dans les soins chinois. Voici donc quelques pistes d’utilisation (non exhaustives) qui mêlent conseils en médecine occidentale et en MTC. En cas de doute, contactez-moi en message privé svp.

PRÉCAUTIONS D’EMPLOI :
– TOUJOURS DILUER LES HE DANS UNE HUILE VÉGÉTALE NEUTRE, soit dans un flacon soit directement dans la main
– Faire un test sur une petite zone avant pour vérifier qu’il n’y ait pas d’allergies
– Pas d’utilisation chez la femme enceinte ou allaitante
– Pas d’utilisation chez l’enfant de moins de 7 ans

Propriétés “modernes” des huiles essentielles :

Il n’est pas nécessaire de toutes les acheter. Faites avec ce que vous avez chez vous.
Si vous n’avez rien, vous pouvez en priorité acheter les HE notées “++”.

    • HE antivirales large spectre : RAVINTSARA++ – TEA TREE
    • HE mucolytiques pour aider à expectorer (avec souvent action globale sur sphère ORL) : CARVI – CYPRÈS – EUCALYPTUS GLOBULUS ++ – EUCALYPTUS RADIATA – LAURIER NOBLE ++ – MYRTE ROUGE (Myrtus communis) – PIN SYLVESTRE – RAVINTSARA – ROMARIN CINEOLE
    • Autres HE spécifiques de la sphère ORL : CITRON – ORIGAN – SARIETTE DES MONTAGNES : action ++ pour les infections pulmonaires – THYM VULGAIRE à thymol
    • Pour les douleurs musculaires généralisées : GINGEMBRE – MARJOLAINE A COQUILLES
    • Spasmes digestifs : BASILIC FRANÇAIS
    • Anxiété : BERGAMOTIER (Citrus bergamia) – PETIT GRAIN BIGARADE – LAVANDE FINE ++ – LAVANDIN

Vous pouvez préparer un mélange synergique de plusieurs de ces huiles en respectant les règles de dilution suivantes : dilution de 5% (10 gouttes dans 10mL) à 30% max (60 gouttes dans 10mL) dans une huile végétale.

Zones “chinoises” sur lesquelles appliquer votre mélange :

Pour optimiser l’effet de ces HE déjà puissantes, je vous invite à les appliquer sur certaines parties de votre corps qui correspondent à des “points d’acupuncture”, en particulier des points de tonification du Poumon. Nul besoin d’être très précis dans le repérage, vous allez appliquer en massage circulaire doux sur toute la zone autour.
Déposer donc quelques gouttes de votre mélange sur les zones ci-dessous, 2 à 3 fois par jour :

    • P1 Zhong Fu – sur la face avant du corps juste sous les clavicules, dans le prolongement de l’aisselle (si vous avez vu les précédents posts, cela correspond à la zone de tonification des poumons présentée dans le Qi Gong),
    • Dans le pli du poignet, en insistant plus longuement sur le méridien du Poumon qui se trouve côté pouce (à côté des tendons saillants),
    • Dans le pli du coude,
    • Sur le haut du dos entre les omoplates, sur une grande zone en partant de la base du cou (vertèbre la plus saillante) jusqu’à mi-omoplate) ; insistez sur les points Ding Chuan et 13V Fei Shu,
    • Avant de vous coucher, vous pouvez les appliquer en massage sous les pieds ou sur la poitrine. Vous pouvez aussi déposer quelques gouttes d’HE pures sur un mouchoir sur la table de nuit.

Vous avez été nombreux à me demander des conseils préventifs/curatifs pour faire face aux atteintes légères du coronavirus. Je synthétise donc ici quelques conseils diététiques simples pour faire face à une éventuelle atteinte, sachant que plus vous commencez le traitement tôt, plus il sera efficace. Les recettes sont données à titre indicatif, n’hésitez pas à être créatif !
Cela ne vous dispense pas d’appeler votre médecin traitant qui doit rester votre 1er interlocuteur pour toute question relative à votre santé.
Le covid-19 évolue en plusieurs phases, que j’ai classées selon la terminologie chinoise. Référez-vous à la liste des symptômes pour savoir où vous en êtes. Les symptomes clefs de chaque tableau sont en gras.

Dans tous les cas, quel que soit le stade de la maladie, favorisez une alimentation légère avec des aliments bien cuits, pour éviter que l’énergie soit mobilisée ailleurs pour la digestion:

    • PAS DE GRAS, NI DE FRUITS / LÉGUMES CRUS (sauf ceux indiqués ci-après); PAS DE
      NOURRITURES FROIDES.
    • Le GRUAU DE RIZ doit être votre meilleur ami ! Je rappelle ici la recette :
      • Mesurer 1 verre de riz dans 10 verres d’eau froide, porter à ébullition puis baisser le
        feu et couvrir.
      • Laisser cuire à feu très doux, au minimum 2h, jusqu’à l’obtention d’une bouillie.

Pensez aussi à cultiver votre mental et votre cœur. Vous avez toutes les ressources en vous pour vous recentrez et vivre du mieux possible ces semaines particulières.

Toutes les recettes sont ici : Coronavirus et diétothérapie chinoise

Pour vivre plus sereinement ces jours particuliers, j’aimerai vous proposer quelques pistes en lien avec la tradition chinoise.

Alimentation

Je vais commencer par faire un point entre nos poumons et notre système digestif…. Surprenant non ?

Selon la vision chinoise, nos Poumons sont en relation avec notre système digestif. Notre alimentation joue donc un rôle très important dans le fonctionnement des Poumons, qui ont besoin d’être performants en ce moment ! Car selon la MTC, ce sont les Poumons qui « diffusent » l’énergie
défensive dans notre organisme. Ce sont eux qui sont en première ligne pour combattre les attaques externes, virales ou autre. Voilà donc comment les renforcer.

Tout d’abord un rappel : selon la vision chinoise, le système digestif (en particulier le couple Rate-Estomac) peut être la source de production de déchets métaboliques que l’on appelle « humidité » ou « mucosités », dès lors que l’alimentation n’est pas adaptée à la saison ou à ses capacités digestives.
Cette humidité pathogène va se stocker dans les Poumons (car le mouvement de la Rate est de faire monter la quintessence extraite des aliments vers le Poumon, afin qu’il puisse diffuser ensuite cette énergie dans tout le corps ; mais ce mouvement de montée va aussi entrainer les éventuels déchets produits). Or le coronavirus va lui aussi produire de l’humidité au niveau du poumon, entrainant la toux avec crachats.

Il convient donc d’être particulièrement vigilant sur son alimentation pour prévenir cette formation d’humidité pathogène.

Comment faire ?

    • Éviter les aliments dits humidifiant : quasiment tous les aliments crus et froids/à température ambiante
    • Et donc, consommer le plus possible des aliments cuits et tièdes/chaud, et évidement de saison (on évite les fruits et légumes exotiques qui sont de nature fraiche, car fait pour réguler la température des pays chauds).
    • Et évidemment, on consomme du bio pour avoir une plus grand vitalité possible.

Plutôt facile comme conseil ! Et en plus spécifique:

    • Tonifier votre système digestif avec des céréales dont la nature douce intrinsèque est de tonifier la Rate. Le gruau de riz en particulier est un merveilleux allié.
    • Evitez pendant quelques temps les laitages, en particulier ceux de vache.
    • Si vous vous sentez fatigué ou malade, consommez des aliments les plus simples et digestes possibles. Un plat unique suffit le midi. Le mot d’ordre : « n’encrassez » pas votre organisme ne le fatiguez pas ; laissez-lui son énergie pour combattre.
    • Ce n’est pas non plus le moment de manquer de sommeil, on dort bien et on se repose les week-ends.

Respiration

Pour éviter de sombrer dans la peur anxiogène d’une part, et continuer à renforcer vos poumons d’autre part, je vous invite à effectuer quotidiennement quelques exercices respiratoires.
Il est normal d’avoir peur, c’est une réalité humaine. Mais il ne faut pas lui laisser toute la place ! Le stress et l’anxiété créent un état pré- inflammatoire qui amenuise le système immunitaire et le rend donc plus sensible aux virus et bactéries.
Cela passe par Respirer, Sourire, Ajuster sa posture physique : n’hésitez pas à augmenter votre respiration volontairement, à donner une inspiration et une expiration plus forte. Esquissez un sourire et afficher une attitude détendue. Redressez-vous pour prendre une posture confiante en modifiant la position de votre colonne vertébrale, en abaissant les épaules. Ainsi, vous pouvez en profiter pour sentir votre respiration descendre plus profondément, vous ancrez dans vos sensations. Ce petit exercice permet de prendre un peu de recul, s’ancrer dans le quotidien.

Voici un enchainement complet de qi gong de 20 min, en 3 étapes :

    1. Favoriser la respiration abdominale : cela permet d’une part une meilleure oxygénation et donc un poumon plus fort, mais aussi de sortir de la « peur irrationnelle », de prendre du recul.
    2. Mouvements pour renforcer le poumon
    3. Massage et tapotements du méridien du poumon

Ainsi qu’un autre routine de 8 min pour renforcer plus spécifiquement votre système immunitaire

Auto-massage

Voici aussi quelques points à masser au moins 1 fois/jour –  1 min par point – pour mobiliser l’énergie défensive :

    • 4GI He gu,
    • 5TF Wai guan,
    • 6EC Nei guan
    • Moxibustion* ou massage très vigoureux et réchauffant du point 36E Su Zan Li  pour renforcer l’énergie défensive et favorise la mobilisation de l’énergie à la superficie du corps. A faire 5 min de chaque côté tous les jours, 5 à 7 j/mois (* la moxibustion consiste à chauffer un point avec un bâton d’armoise incandescent – vous pouvez en trouver sur internet ou dans certaines boutiques à Lyon – me contacter).

Et évidemment, on continue de respecter les recommandations d’hygiène largement diffusées en ce moment : se laver les mains plusieurs fois par jour, nettoyez aussi son téléphone, clavier d’ordinateur…, tousser dans son coude, restez chez soi en cas de suspicion. 

Pour conclure

Pour terminer, sachez qu’en cas d’infection avéré, il existe des formules traditionnelles chinoises qui ont fait leur preuve en Chine ces dernières semaines, pour empêcher que les cas bénins ne se transforment en cas grave. On note notamment que pour les cas légers, fièvre et toux sont soulagées; et que pour les cas graves, ils permettent de faire remonter la saturation en oxygène dans le sang, tout en soulageant les symptômes.
Consultez un praticien en médecine traditionnelle chinoise pour en savoir plus, en particulier ce collectif de thérapeutes franco-suisses qui pourra consulter à distance : https://www.covid19-france-medecinechinoise.fr/  (en gardant en tête qu’une consultation de Médecine Chinoise ne se substitue pas à un suivi médical. Votre médecin traitant reste votre interlocuteur privilégié pour toute question liée à votre santé).

En espérant que ces quelques pensées puissent vous être d’une aide.

Et si l’on parlait un peu de sport aujourd’hui ?


Les troubles de la santé liés à l’activité sportive ne sont pas directement mentionnés dans les textes classiques de la tradition chinoise. Mais cette médecine étant une médecine holistique, globale, elle peut être adaptée à nos problèmes modernes.

Étant moi-même sportive et donc sujette à divers aléas, je me suis intéressée dès le début de ma pratique aux bénéfices que la médecine chinoise peut apporter aux sportifs. Et ils sont nombreux, en particulier sur ces aspects:

    • Prévention des blessures : en harmonisant la circulation énergétique et sanguine dans votre corps, le système musculo-squelettique est nourrit du mieux possible, vous permettant à la fois de prévenir l’apparition des blessures mais aussi d’avoir une meilleure récupération après l’effort.
    • Préparation mentale : meilleure concentration, motivation accrue, amélioration du sommeil, émotions apaisées…
    • Enfin, si malheureusement la blessure est là, on peut aussi accélérer les processus de guérison.

A titre préventif, je conseille 1-2 séances à chaque changement de saison (automne et printemps – cf. le calendrier “chinois” des inter-saisons ), ou lorsque la planification sportive prévoit une grosse charge d’entrainement.

Je recommande aussi 1 séance au moins après une compétition intense, en particulier pour les efforts très longs (ex : triathlon, (ultra) trail, marathon…).

Alimentation et saisons

🌴🌼🍒 L’été est là ! On le sent bien présent ces dernières semaines – un peu moins ces derniers jours 😉.

Selon le calendrier chinois il a démarré mi-mai. Pendant cette saison, le Yang croit et supplante le Yin. Il atteindra son point culminant le 21 juin, au solstice d’été, pour ensuite progressivement décliner et se transformer en faveur du Yin jusqu’à fin juillet, début de l’automne. C’est donc une saison où le Yang et le Yin se croisent et se recroisent.

L’énergie monte et s’extériorise et tout ce qui vit pousse de manière luxuriante, les végétaux fleurissent et portent leurs fruits. La nature est épanouie.
Les fonctions du corps changent également : la chaleur augmente dans le corps, l’énergie s’oriente vers la surface, emmenant les liquides afin de rafraîchir.

C’est la saison du CŒUR énergétique 🧡, qui devient graduellement plus fort. Le Cœur est en lien avec la VRAIE JOIE, celle qui s’exprime en silence, par opposition à la joie bruyante qui fatigue le cœur. On va donc chercher en cette saison à nourrir son Cœur, tout en le tranquillisant.

Voici quelques recommandations pour accorder au mieux notre organisme à la saison. Car si notre organisme s’adapte aux variations des saisons, aux changements climatiques et aux grand mouvements de l’univers qui nous traversent, alors les énergies sont en ordre et la maladie ne peut pas s’installer.

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*° CONSEILS GÉNÉRAUX °*

– On se couche tôt et on se lève tôt pour nourrir le Yin (nuit) tout en absorbant le Yang (soleil)

– On recherche les lieux clairs, spacieux, frais afin d’éviter la chaleur et de s’adonner à la contemplation.

– On évite de s’exposer au grand vent car l’énergie du foie est faible.

– On donne, mais on ne prend pas. Le mouvement général de la nature (et celui des individus) est marqués par la GÉNÉROSITÉ et l’OUVERTURE. La générosité est un élan spontané, un état d’esprit venant du Cœur. Être généreux, donner sans compter, c’’est aussi faire preuve de confiance, et cesser de vivre dans la méfiance et la peur. 💙🤲

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*° CONSEILS ALIMENTAIRES °*

– Tout d’abord et comme toujours : on mange local et de saison ! Les aliments locaux sont en parfaite adéquation avec nos besoins du moment.

– Au début de l’été : on consomme encore un peu d’aliments de nature tiède pour accompagner la montée de yang du corps.

– Au cœur de l’été: il faut lutter contre chaleur et assèchement et donc humidifier le corps > on boit boit plus, et on consomme des fruits et légumes de saison, de nature fraîche à froide (si le feu digestif le permet). Mais sans abus ! La consommation excessive de crudités, melon, pastèque, etc et de glace en été se paie tout au long de l’année avec ballonnements, fatigue, frilosité… N’hésitez pas à utiliser des aromates et épices douces pour contrecarrer. On peut aussi consommer des aliments de nature tiède mais pas chaude : les barbecues avec modération, et associés avec des légumes de saison plutôt qu’un verre de rosé .

– On augmente la consommation de saveur AMÈRE subtile et nourricière (riz long, riz sauvage, chicorée, seigle, sarrasin, algues, laitue, échalotes, mouton) afin de stimuler le Cœur, et de drainer la chaleur interne excessive vers le bas. Sans excès non plus, pour ne pas trop assécher (on évite la saveur amère « dure » : thé, camomille, gentiane…).

– On peut consommer un peu de saveur PIQUANTE, pour accompagner le mouvement d’extériorisation. Mais en excès elle va léser les liquides organiques en les évacuant par la transpiration.

– La saveur DOUCE a toujours la part belle, c’est la saveur de nutrition et de tonification du système digestif. Elle va tonifier le qi que l’été a tendance à disperser.

– On évite les excès de saveur ACIDE (prunes, oranges, pamplemousses, yaourts, sauce tomate, oseilles, vinaigre et condiments acides) pour ne pas entraver la récupération du Foie ; l’énergie printanière du Foie ayant soutenu la montée du feu de l’été et du Cœur, elle doit maintenant se reposer. Mais à petite dose, cette saveur acide permet de rassembler et raffermir le yin, en particulier les liquides organiques, et éviter leur échappement. Intéressant si on transpire de manière excessive !

– Enfin la saveur SALÉE est intéressante, surtout en juillet, pour éviter la déperdition des liquides et ainsi préserver les Reins (rattachés à l’hiver) naturellement faibles en été.

⇒ Les 5 saveurs sont dont importantes en cette saison, chacune à leur juste équilibre. D’où la nécessité d’être à son écoute et de bien comprendre le mouvement de chaque saveur

– Enfin et comme toujours, on s’accorde tout le temps nécessaire pour prendre ses repas.


😊🙏🌺 Je vous souhaite un bel été, le cœur léger et généreux, dans la joie et la sérénité !

 

Ça y est, c’est le PRINTEMPS… selon la vision chinoise tout du moins. Et si l’on regarde la nature, on voit que les journées commencent à rallonger, que les arbres frémissent et que les oiseaux reviennent chanter à nos fenêtres. 

L’énergie que nous avons précieusement emmagasinée cet hiver est prête elle aussi à jaillir et à grandir. C’est le commencement d’un nouveau cycle, qui cette année coïncide aussi un nouveau cycle “astrologique” de 12 années (le rat, animal de 2020, étant le 1er des 12 signes). C’est dont LA période idéale pour changer nos habitudes, oser se lancer de nouveaux défis, être créatif et imaginatif.

C’est la saison du Foie, grand maître de nos émotions et de nos désirs. On lui associe la couleur verte.

Quelques conseils pour bien aborder cette nouvelle saison et accompagner le mouvement de déploiement de notre énergie :

    • Attention aux changements brutaux de climat et de température, le vent domine. Restez donc bien couvert pour ne pas “dilapider” votre énergie émergente.
    • Évitez de trop manger et privilégiez une alimentation légère et des aliments “nouveaux” : jeunes pousses, légumes nouveaux, viandes jeunes;
    • Continuez de manger chaud et cuit.
    • La saveur acide est associée au printemps mais elle doit être utilisée en petite quantité car c’est une saveur astringente, qui contient et retient et qui va donc à l’inverse du mouvement de la saison. Donc la fameuse cure de jus de citron pourquoi pas, mais pas au-delà de 7/10j !
    • Enfin, participez aux festivités du carnaval . Les festivités animées et colorées ont pour vocation de stimuler le démarrage du nouveau cycle.

Ça y est, le calendrier chinois et les températures du moment nous l’indiquent : depuis mi-novembre nous sommes en HIVER !
C’est la saison du repos, le moment de se poser pour être en forme pour la nouvelle année énergétique qui démarrera au nouvel an chinois.

C’est la saison où le Rein énergétique devient l’Empereur. Or dans la conception chinoise, le Rein est le pilier de notre santé, un peu comme notre batterie. Il contient l’énergie innée, que nous héritons de nos parents et de l’univers dès notre conception. Cette réserve est soutenue au quotidien par ce que nous mangeons, respirons, ressentons…. Afin de ne pas l’amenuiser de trop, il est indispensable de la recharger. Et c’est maintenant que ça se passe!

Le conseil pour ces prochains mois est donc de lever le pied ! Se coucher tôt, se lever tard, travailler moins, faire moins de sport (préférez les promenades), se reposer, rentrer chez nous mais aussi rentrez en nous pour réfléchir à ce que nous avons vécu ces douze derniers mois … Et si nous observons la nature, nous constatons qu’elle fait de même : c’est la saison où la sève redescend dans les racines pour les régénérer, afin de permettre une magnifique explosion florale au printemps !

    • Côté alimentation, privilégiez les repas chauds avec des aliments de saison : choux, poireaux, racines et tubercules qui sont de vrais concentrés d’énergie. Certains fruits et légumes d’automne continuent d’apporter leur richesse : potirons, pommes, châtaignes, fruits secs …, sans oublier les légumineuses. 
    • Évitez les fruits exotiques, si nombreux sur nos étals en cette saison : ils sont faits pour refroidir les habitants des pays chauds dont ils sont issus.
    • Et pour vous réchauffer un peu plus, pensez aux épices, en particulier le gingembre séché et la cannelle. Vous pouvez aussi mettre une bouillotte chaude sur vos reins.

L’hiver est une magnifique saison qui correspond à la nuit de l’année, et que nous n’apprécions malheureusement pas à sa juste valeur. Ainsi, tout comme il ne vous viendrait pas à l’idée de ne pas dormir la nuit, il est impensable de ne pas se reposer en hiver. Cette pause vous permettra d’avoir les reins solides pour une année pleine d’accomplissement.

Comment aborder la rentrée en conservant les bienfaits des vacances ?

La sagesse chinoise peut nous y aider, si l’on apprend à se mettre au rythme des saisons.

Selon le calendrier chinois, nous sommes déjà en automne.
En effet, les chinois disent qu’avant qu’une chose soit manifestée, il y a un temps de gestation. C’est la raison pour laquelle en Chine, les saisons sont centrées sur les solstices et les équinoxes. Ainsi l’automne a débuté le 15 août 2019 et il est vrai qu’à partir de cette date la lumière change, les journées raccourcissent et les premières feuilles jaunissent.

L’automne est le moment où l’énergie dans la nature comme dans notre corps commence à redescendre, à revenir vers l’intérieur. C’est donc le moment des récoltes, mais aussi le moment de rentrer chez nous, de revenir doucement à l’intérieur de nous….
Autant le printemps est la saison de l’extériorisation, autant l’automne est celle de l’intériorisation. D’où une certaine forme de tristesse et de nostalgie bien connue à cette saison alors que les beaux jours s’éloignent et que le cycle des saisons nous ramène doucement vers la rigueur de l’hiver.

C’est la saison pendant laquelle le Poumon “énergétique” devient l’Empereur.  Selon les chinois l’organe énergétique est celui qui sous-tend l’organe physique. Il est essentiel de comprendre que si l’organe énergétique est en bonne santé, l’organe physique l’est aussi. Car “l’énergie précède la matière”.
Pour la médecine traditionnelle chinoise, le Poumon est en lien avec l’élément métal, et on l’associe à la peau et au Gros Intestin; sa couleur est le blanc et sa saveur le piquant.

Quelques conseils pour aborder ce mois de septembre:

    • On se couche tôt, on se lève tôt,
    • On évite d’affronter de face le grand vent d’automne,
    • On porte du blanc ou des bijoux en métal,
    • Côté alimentation :
      • On consomme aussi du blanc : des choux (blancs), des choux fleurs, des raisins (blancs)… ainsi que tous les fruits et légumes de saison qui sont les bienvenus pour aider notre corps à faire le plein d’énergie avant l’hiver ;
      • Sans oublier les noix dont l’intérieur est blanc, comme tous les fruits secs (amandes, noisettes, châtaignes…).
      • On mange aussi des légumineuses, que l’on consomme fraîches à cette saison,
      • Enfin, on peut aussi manger légèrement épicé et piquant. (Pour la médecine chinoise, une saveur stimule et renforce « son » organe si elle est absorbée en petite quantité ; et elle le blesse si elle est en excès)
    • C’est aussi le moment de faire de longues promenades en forêt pour s’oxygéner, reprendre contact avec les arbres (poumons de la planète) et faire le point après la plénitude des belles journées d’été.

> Le remède du mois : la fleur de lys
Cueillies pour être séchées ou achetées dans les herboristeries et les épiceries chinoises, elles sont consommées cuites à la vapeur ou frites. Elles renforcent l’énergie globale et combattent les tendances dépressives, fréquentes en fin d’été et au début de l’automne.